Augmenter votre auto compassion

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Tous les êtres vivants, qu’ils soient humains ou non, cherchent à éviter la douleur et à préserver leur confort. Oui, même les animaux, les oiseaux et les insectes partagent cette caractéristique avec nous. Sur cette terre, nous voulons tous manger à notre faim, dormir à l’abri des éléments et échapper aux dangers environnants. Cependant, en tant qu’êtres humains, notre approche de la vie est beaucoup plus enrichissante et dynamique si on apprend à sortir de ce carcan basique et à s’ouvrir avec curiosité à toutes les dimensions de ce que l’existence peut nous apporter.

La vie est faite de plaisirs et de souffrances

Si on souhaite découvrir le sens de notre vie et comprendre les rouages de notre monde, il faut faire face au fait qu’à certains moments nous éprouverons de grandes satisfactions et à d’autres, de la souffrance et des désagréments.

Considérons les relations amoureuses, par exemple. La personne qui refuserait toute vie sentimentale ne vivrait jamais les douleurs de l’abandon ou la perte d’un être aimé. Mais elle se priverait par là même des joies de la passion amoureuse, de la complicité et de l’affection partagée.

Dans le même ordre d’idée, la personne qui n’ose jamais partir en voyage ne ratera jamais son avion, ne perdra jamais ses bagages et ne se fera pas volé portefeuille et passeport dans un train bondé. Mais de combien de découvertes et d’expériences de vie uniques se privera-t-elle par la même occasion.

Le développement personnel ne garantit rien

On peut faire un parallèle ici avec l’engagement dans une démarche de développement personnel. En adoptant une discipline de nature plus spirituelle, qu’il s’agisse de méditer ou de tenir un journal personnel par exemple, nous sommes encore et toujours à la recherche d’une sorte de confort.

On souhaite atteindre des objectifs, se débarrasser de mauvaises habitudes et devenir une meilleure personne que celle que l’on est déjà.

Le danger, c’est que par le fait même on exerce sur soi une pression agressante, même si elle est subtile. Nous portons alors sur nous-même un jugement négatif.

C’est un peu comme si on se disait « Quand j’aurai perdu 10 kilos, je serai une meilleure personne et on m’aimera plus. »

Ou, « quand je pourrai méditer 30 minutes sans distractions », « quand je réussirai tous mes asanas sans douleur », « quand j’écrirai dans mon journal personnel tous les jours », je deviendrai une bien meilleure version de moi-même, la personne que je suis vraiment.

Ce type d’attentes glisse rapidement vers les reproches faits aux autres. « Si mon amoureux était plus patient, notre relation serait extraordinaire », « si ma patronne n’était pas toujours sur mon dos, mon emploi serait idéal ». « Si mon enfant n’était pas si nerveux, je ne perdrais pas patience si souvent. »

La bienveillance inconditionnelle

Qu’il s’agisse de soi ou des autres, tout ce processus manque cruellement d’un ingrédient essentiel : l’auto compassion. La bienveillance que l’on doit éprouver envers soi-même d’abord et qui nous mène directement à une compassion authentique envers les autres.

Le Christ disait : « Aimez les autres comme vous-même ».

C’est simple, clair, net et précis.

Ça suppose de toute évidence de se traiter avec auto compassion d’abord.

Sinon, nos rapports avec les autres seront teintés d’aigreur, de préjugés, de jugements, d’hypocrisie et de manipulation.

Dur, dur de faire semblant d’aimer et d’apprécier les autres quand on se blâme intérieurement sans arrêt pour nos propres actions et nos faiblesses. C’est d’ailleurs assez remarquable que les défauts des autres qui nous irritent le plus sont souvent le miroir des caractéristiques que l’on voudrait changer en soi.

Pema Chaudron, dans son livre The Wisdom of No Escape: And the Path of Loving Kindness mentionne justement l’importance de cette bienveillance à cultiver envers soi-même.

Cette auto-compassion qu’elle appelle « maitri« , terme bouddhiste qui signifie “bienveillance inconditionnelle envers soi-même.”

Comme elle le précise, l’ensemble de nos sentiments fait intégralement partie de nous. Et, non, ce n’est pas toujours glorieux.

Le rôle d’une démarche spirituelle authentique c’est de nous apprendre à la longue à considérer avec détachement et bonté des émotions telles que la jalousie, la colère, l’impatience, l’intransigeance ou encore, un passage à vide.

La méditation, par exemple, nous amène à accepter la personne que nous sommes vraiment MAINTENANT.

Le journal intime – outil d’auto compassion

Tenir un journal intime, qui peut être en soi une forme de méditation active, ouvre la porte à toutes les dimensions de notre personnalité en explorant le moment présent tout en faisant des liens avec les évènements passés et les choix effectués qui nous ont mené à ce moment présent.

Ce qu’on écrit dans son journal personnel reflète tout autant nos bons coups que nos difficultés. Cet outil ne doit pas servir à nous juger mais à mieux nous comprendre et à ouvrir notre coeur à notre entourage.

Le chemin le moins fréquenté – l’auto compassion

Une démarche de développement personnel saine doit reposer sur une acceptation bienveillante de la personne que nous sommes aujourd’hui. Il n’y a rien à détruire, ni à combattre ni à transformer en serrant les dents ou en récitant des affirmations factices qui ne réussiraient pas d’ailleurs à leurrer notre esprit.

Le véritable chemin consiste à observer, s’ouvrir et s’intéresser avec auto compassion à l’être que nous sommes ainsi qu’à ceux qui nous entourent.

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