Votre journal intime pour faire l’éloge de votre imperfection

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Cet article est ma participation au festival inter-blogueurs du site “developpementpersonnel.org”, organisé par Régis du blog “momentpresent.com”. Dans l’article publié ICI, Régis explique les modalités pour aborder le thème du mois : “L’éloge de l’imperfection”. 

Devenir l’auteur de votre vie

Quand vous “écrivez votre vie” dans votre journal intime, vous modifiez le regard que vous portez sur elle. Par exemple, si vous êtes perfectionniste et que vous êtes aux prises avec le piège de cet idéal si difficile à atteindre, vous avez peut-être justement besoin de changer de lunettes, de transformer votre vision des choses.

Votre journal personnel va vous permettre d’identifier de nouvelles façons de célébrer votre quotidien au-delà de votre besoin de performance. C’est l’endroit rêvé pour ouvrir les yeux et amorcer tout doucement la sortie de ce carcan.

On ne nait pas perfectionniste

Quand vous étiez enfant, vous avez appris à parler en imitant d’abord des sons, puis des bribes de mots et finalement en faisant de courtes phrases. Vous avez appris à marcher en rampant d’abord à quatre pattes, en vous tenant après les meubles pour finalement vous déplacer de façon de plus en plus assurée.

Vous avez donc appris à parler et marcher suite à d’innombrables essais et erreurs. C’était tout un processus, mais vous avez persévéré et réussi. Le besoin de bouger et de vous exprimer était plus fort que tout. Oui, l’enfant que vous étiez peut vous en apprendre beaucoup sur l’utilité de l’imperfection.

La nature est un éloge à l’imperfection

La nature devrait être un modèle pour nous. Observez les feuilles des arbres. Il n’y en n’a pas deux pareilles. Pourquoi? La feuille PARFAITE n’existe pas. Je vous mets au défi de découvrir dans la nature un seul élément parfaitement symétrique. La symétrie est une invention de l’esprit humain.

Chaque plante, chaque animal, chaque caillou est unique. Tout comme les vagues de l’océan, les méandres d’une rivière, vous aussi, vous êtes unique!

Pourquoi êtes-vous perfectionniste?

Il y a fort à parier que vous avez reçu votre obsession pour la perfection en héritage. Un de vos parents était probablement perfectionniste et multipliait les exigences et les reproches. Pour ce genre de parent, ce qu’on fait n’est jamais suffisant, si c’est suffisant, ce n’est pas bien fait, et de toute façon, ce n’était pas le bon moment.

Pour recevoir amour et approbation, vos efforts n’étaient jamais à la hauteur. Pour survivre, il est probable que vous avez adopté les mêmes traits de personnalité et que maintenant ils vous pourrissent la vie à l’âge adulte.

Il est possible aussi que vous ayez pris le chemin du perfectionnisme en réaction à un milieu familial plus ou moins chaotique, ce qui affectait votre besoin de sécurité. Dans un cas comme dans l’autre le perfectionnisme vous stresse et vous paralyse.

La perfection n’existe pas

Non, rien n’est parfait en ce bas monde, parce que notre planète tout comme ses habitants sont en perpétuelle transformation. Le changement est permanent, et comme on le dit parfois en boutade, le changement est la seule chose qui ne change pas.

Des transformations perpétuelles affectent votre vie, votre santé, vos capacités, votre vie familiale et sociale. Le changement est parfois positif et parfois, négatif. Les changements se manifestent aussi souvent par cycle, et chacun de ces cycles est une nouvelle occasion d’apprendre dans votre vie.

La vie d’une personne perfectionniste

Avez-vous pris conscience que vous êtes perfectionniste? C’est peut-être le cas dans un domaine de votre vie seulement ou de façon constante. Chose certaine, ne perdez pas de vue que ce trait de personnalité génère en vous beaucoup de stress et qu’il vous empêche de devenir la personne que vous êtes vraiment.

La personne perfectionniste hésite à se lancer dans de nouveaux projets de peur d’échouer. Elle oublie que lorsqu’on débute, on ne peut pas tout réussir du premier coup. Elle est aussi une championne de la procrastination. Çà, vous le saviez surement. Est-ce que ça vous ressemble?

Mais le pire stress provient du doute et de la honte. Vous doutez de la pertinence et de la qualité de ce que vous réalisez. Et quelle honte quand quelqu’un vous met une de vos erreurs sur le nez!

Sortir du perfectionnisme en 5 étapes

À l’aide de votre journal intime, à petits pas, vous pouvez changer le cours de votre vie et en devenir véritablement l’auteur.

1 Accepter votre imperfection

C’est primordial de faire la différence entre ce que vous êtes et ce que vous faites. Apprenez à vous traiter avec auto compassion. Sachez que vous êtes une personne parfaite telle que vous êtes, dès aujourd’hui.

Savourez le moment présent, et surtout, apprenez à porter attention à ce qui se passe autour de vous en observant la vie et tout ce qu’elle vous apporte sans porter de jugement sur votre façon d’être.

Quant à vos actions, vos réalisations, elles évoluent au cours des jours, et non, elles ne pourront jamais être parfaites. L’important, c’est de cheminer, de progresser.

2 Modifier votre monologue intérieur

Le monologue intérieur, c’est cette petite voix dans votre tête qui passe son temps à commenter chacun de vos gestes, à vous critiquer et même à vous injurier. Comme elle travaille à temps plein, elle constitue une énorme source de stress pour vous. Le danger, c’est qu’avec l’habitude, vous ne l’entendez même plus. Il faut congédier la voix cette “police” dans votre tête.

Pour y parvenir, je vous suggère l’exercice suivant. Apporter un petit carnet partout avec vous et sous la date du jour, faites un « X » chaque fois que vous vous passez intérieurement un commentaire désobligeant. « J’ai encore oublié mes clés. Que je suis stupide. » « Mon texte n’est pas encore prêt. Je n’ai aucun talent. » « J’ai fait seulement 4 des 11 choses que j’avais prévues réaliser aujourd’hui. Je manque d’organisation. »

Le soir, inscrivez le nombre de commentaires désobligeants qui ont traversé votre esprit. Notez aussi dans quelles circonstances et quels sont les termes ou les expressions qui reviennent le plus souvent.

Poursuivez ces observations pendant une semaine et faites le décompte de combien de fois vous vous « maltraitez » intérieurement.

Vous rendez vous compte que vous ne parleriez même pas à un ami de cette façon?

Que faire? Comment corriger le tir en douceur?
Dans votre journal intime, faites une liste de petites phrases clés que vous allez substituer aux remarques de votre petite voix intérieure. Donnez-vous des encouragements : « Une bonne chose de faite ». « Ça avance, je vais en venir à bout ». « Je n’ai pas eu le temps de terminer, mais c’est un bon début ».

Trouver des expressions rigolotes pour remplacer les propos tels que : « stupide », « imbécile », « andouille ».

À compter du jour 8, commencer à mettre en place ces petits scénarios pour remplacer les remarques désagréables et noter vos réussites dans votre petit carnet, avec, un petit bonhomme sourire. Pourquoi pas?

Faites un petit bilan chaque soir dans votre journal personnel, quelles sont les nouvelles expressions qui fonctionnent le mieux et dans quelles circonstances. Décrivez aussi comment vous vous sentez!

3 Faire une « I Did List »

Depuis quelques années, nous sommes nombreux à rédiger des « To Do Lists » pour gérer nos priorités quotidiennes. Peut-être que c’est votre cas et que vous dépensez une énergie folle pour réussir à accomplir chaque jour tout ce qui se trouve sur votre liste de choses à faire. Saviez-vous que c’est un véritable piège pour les perfectionnistes? Parce que bien souvent la liste des choses à faire est trop longue, ou encore, qu’elle ne tient pas compte des imprévus.

Quand ma « To Do List » m’énerve ou me déprime, je connais un bon truc. Le voici.

À la fin de la journée, prenez votre journal personnel et consacrez-y désormais une section que vous appellerez une « I Did List » (liste de ce que j’ai fait) au lieu de cocher tout ce qui n’est pas fait sur une « To Do List ». De cette façon, vous prenez conscience de tout ce que vous avez réalisé au cours de la journée et vous en éprouvez un sentiment de satisfaction. Vous célébrez ainsi la personne que vous êtes et qui a su utiliser son temps de façon productive malgré les soucis et les imprévus.

4 Manifester de la gratitude

Le tourbillon du quotidien vous épuise et provoque en vous une foule d’insatisfactions? Entre les bouchons de circulation, les retards de production au travail, votre enfant qui s’est encore battu à l’école et la longue file d’attente à l’épicerie, non, la vie n’est pas facile tous les jours.

Antidote. Le soir venu, faites une petite récolte de tout ce qu’il y a eu de merveilleux dans votre journée.

Dans votre journal personnel, prévoyez un espace que vous appellerez « Gratitude ». Identifiez tous les soirs au moins 3 éléments que vous avez appréciés : le sourire d’un bébé dans le métro, un massif de fleurs sur le chemin du retour, les bonnes odeurs en passant devant la boulangerie, l’accueil de la serveuse qui se souvient de la sorte de bière que vous buvez, ce charmant grand-père qui vous a tenu la porte de l’ascenseur, le coucher de soleil contemplé par la fenêtre du salon.

Engrangez tous ces minuscules souvenirs chaque soir avant d’aller dormir. C’est un rempart puissant contre le désabusement et un excellent moyen de célébrer la vie, VOTRE vie, en dehors de tout besoin de performer et d’atteindre cette fichue perfection.

5 Respirer par le nez avec la cohérence cardiaque

La méthode de la cohérence cardiaque pratiquée quotidiennement permet de baisser le niveau de stress et d’établir une saine distance avec ses émotions. Excellent pour dépasser votre obsession pour le perfectionnisme!

La cohérence cardiaque permet de vous recentrer automatiquement sur le plan physiologique et psychologique. Vous trouverez des applications gratuites en ligne qui vous permettent de faire les exercices en question sans avoir à consulter un spécialiste. Le docteur David O’Hare recommande de faire les exercices de respiration trois fois par jour, à raison six respirations par minute pendant cinq minutes.

Consacrez une section de votre journal personnel pour commenter à quel moment vous faites les exercices et comment vous vous sentez.

*** Bonus « humour »

Quand je fais des erreurs et que mon entourage me le fait remarquer, j’aime bien utiliser l’humour ou l’autodérision.

Je vous propose donc quelques exemples que j’utilise pour détendre l’atmosphère, et ne pas trop stresser par la même occasion.

Par exemple, je prétends que j’ai fait une erreur volontairement parce que je voulais vérifier si l’autre portait attention.

Ou encore, je prétends que je suis parfaite, mais comme on n’aime pas les personnes parfaites, je me force à faire tous les jours deux ou trois erreurs pour rassurer mon entourage.

Dans le cas où on me fait remarquer que j’ai fait une erreur importante, je répondrai que tant qu’à me tromper, j’ai mis le paquet pour que cette bourde en vaille la peine, ou encore, que mon deuxième prénom est “Gastonne”.

À vous de choisir, ou de prévoir vos pirouettes verbales pour faire baisser votre stress!

Célébrez l’imperfection!

Souvenez-vous toujours que :

  • vous êtes plus brave que vous le croyez
  • plus fort que vous semblez
  • et plus brillant que vous ne pensez!
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